Galv Kevre Breizh evit saveteiñ hon anvioù lec'h brezhonek | Appel de Kevre Breizh pour sauvegarder nos noms de lieux bretons


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Galv Kevre Breizh


Evit saveteiñ hon anvioù lec'h brezhonek, glad dizanvezel ar vro, evit liested ar yezhoù hag ar sevenadurioù


« Distruj memor ur bobl a zo an ober hollveliour en e barr » a embanne Predag Matjevicth, skrivagner ha kelenner war al lennegezh slavek, e levraoueg meur Sarajevo war adsevel d’an 22 a viz Even 2001 e-kerzh an abadenn « Bouillon de culture » gant Bernard Pivot.
Ul lodenn vras eus hor memor pobl a vez treuzkaset deomp dre hon anvioù lec'h. E Breizh evel e lec'h all. Kalz komunioù o deus graet ul labour a-bouez evit derc'hel hor glad yezhel, sevenadurel hag istorel war-un-dro, evit reiñ anvioù nevez d'ar straedoù peurgetket. Kalz reoù all, dre ziouiziegezh pe ziegi pa n'eo ket diwar c'houlenn servijoù evel ar Post hag, evit lod moarvat, dre youl da gas da get merkoù anat un identelezh vreizhek, o deus roet anvioù hep liamm gant ar vro, o tiverkañ an anvioù lec'h-se eus memor ar bobl.
Lakaet war evezh gant anvioù chimik un nebeud komunioù nevez-kendeuzet, ar c'henaozadur sevenadurel Kevre Breizh en deus skignet e dibenn 2016 da holl vaered pemp departamant Breizh ur blaketenn o tisplegañ pegen a-bouez ez eo saveteiñ anvioù lec'h Breizh.


Gwarez liested ar yezhoù ha sevenadurioù da ziazez dazont an Denelezh


Kadarnaet he deus ar Frañs Kenemglev an Unesco evit gwareziñ ar glad sevenadurel dizanvez a zo ar yezh ur benveg treuzkas anezhañ. Sinet he deus mellad Karta Europa ar yezhoù rannvro pe vinorezhel a c'houlenn dibab « stummoù henvoazel ha reizh an anvioù lec'h er yezhoù rannvro pe vinorezhel ». Kuzul Europa a erbed dibab « stummoù reizh an anvioù lec'h, diazezet war yezhoù orin pep tiriad, ken bihan e vefe ».
Distruj an anvioù lec'hel a zo kement ha distruj ul levraoueg. Implij anezho evit anvioù an hentoù nevez a zo gwareziñ ar glad-se.
N'eus abeg teknikel ebet da chom hep kemer e kont ar brezhoneg, en e zoare skrivañ anavezet, evit envel an hentoù. Pa vez endalc'hadoù hor planedenn e doujañs d'al liested, an unyezhekadur dindan digarez eeunaat a zo anezhañ ur c'hammed ouzhpenn war-zu ur gevredigezh dizenelaet, troc'het eus an dachenn. An enkadenn ekologel a ro deomp da c'houzout e tle hon doare bevañ nevez bezañ diazezet war an den araok an teknik hag ar sañset « araokaat » en ur sistem hor c'has d'an distruj. Set ar pezh a c'houlennomp.

Ur giriegezh a-stroll hag ur galv d'ar geodediz


An adreizh tiriadel en deus roet d'ar Rannvro an atebegezh « evit startaat gwarez hec'h identelezh ha kas war-raok ar yezhoù rannvro, o toujañ da anterinded, emrenerezh ha kefridioù an departamantoù hag ar c’homunioù ».
Holl liveoù ar strollegezhioù a zo o c'hiriegezhioù e kont neuze. Dleet eo dezho labourat asambles.
Kalzig strollegezhioù a zo skiant prenet ganto. Aozadurioù evel Ofis publik ar brezhoneg, meret gant ar Rannvro hag ar pemp departamant a zo dija war an dachenn. Keodedourion, kevredigezhioù o deus graet ul labour enklask bamus. Kement-se a rank bezañ lakaet a-stroll.
Hiriv-an-deiz ez eus bet lañset ur c'henstroll evit saveteiñ an anvioù lec'h brezhonek gant skoazell Kevre Breizh. Gervel a ra d'un emgav pik-nik fest kengred war aod Traezh Beleg, e Terrug, ledenez Kraoñ, d’ar 14 a viz Gwengolo da greisteiz evit reiñ skoazell d'al labour kaset war-raok gant ar gevredigezh lec'hel EOST (Etudes Ouvertes Sur Telgruc) ha gortoz a ra bezañ resevet gant ar maer a zo bet goulennet un emwel digantañ.
Ar pal a zo bodañ ha reiñ harp un tamm e pep lec'h e Breizh da emsavioù keodedourion evit lakaat anavezout ha gwareziñ hor glad yezhel, lodenn eus hon identelezh. Unan eus dalc'hadoù ar votadegoù da zont e tlefe bezañ.

 

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Appel de Kevre Breizh


Pour sauvegarder nos noms de lieux bretons, patrimoine immatériel de la Bretagne, pour la diversité des langues et des cultures


« Détruire la mémoire d'un peuple, c'est l'acte totalitaire par excellence » déclarait Predag Matjevicth écrivain et professeur de littérature slave dans la grande bibliothèque de Sarajevo en reconstruction le 22 juin 2001 au cours de l'émission « Bouillon de culture » de Bernard Pivot.
Une partie importante de notre mémoire collective nous est transmise par nos noms de lieux. En Bretagne, comme partout. Beaucoup de communes ont fait un travail important pour maintenir ce patrimoine à la fois linguistique, culturel et historique dans les nouvelles dénominations de rues notamment. Beaucoup d'autres, par ignorance ou négligence, voire par incitation de services comme la Poste et pour certains par volonté de faire disparaître ces marqueurs évidents d'identité bretonne, ont attribué des noms sans liens avec le territoire, effaçant ces toponymes de la mémoire collective.
Alertée par l'adoption de noms artificiels de quelques nouvelles communes issues des fusions récentes, la coordination associative culturelle Kevre Breizh a diffusé fin 2016 à tous les maires des cinq départements bretons une plaquette explicative sur l'importance de sauvegarder la toponymie bretonne.


Une sauvegarde de la diversité des langues et cultures essentielle à l'avenir de l'Humanité


La France a ratifié la Convention de l'Unesco sur la protection du patrimoine culturel immatériel dont la langue est un vecteur. Elle a signé la disposition de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui prévoit l'adoption « des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues régionales ou minoritaires ». Le Conseil de l'Europe recommande l'adoption « des formes correctes de la toponymie, à partir des langages originels de chaque territoire, si petit soit-il ».
Détruire la toponymie locale, c'est comme détruire une bibliothèque. L’utiliser pour la dénomination des nouvelles voies, c'est sauvegarder ce patrimoine.
Il n'existe pas de raison technique à l'absence de prise en compte de la langue bretonne dans son orthographe reconnue pour la dénomination des voies. Alors que les enjeux de la planète sont le respect de sa diversité, l'uniformisation linguistique sous prétexte de simplification est un pas parmi d'autres vers une société déshumanisée, hors sol. Avec la crise écologique nous savons que notre nouveau modèle doit être fondé sur l'humain avant la technique ou le prétendu « progrès » d'un système qui nous conduit au désastre. C’est ce que nous revendiquons.

Une responsabilité collective et un appel aux citoyens


La réforme territoriale a prévu que le Conseil régional a compétence « pour assurer la préservation de son identité et la promotion des langues régionales, dans le respect de l'intégrité, de l'autonomie et des attributions des départements et des communes ».
Tous les niveaux de collectivités voient ainsi leurs responsabilités engagées. Il leur appartient d'y répondre collectivement.
Nombre de collectivités ont une expérience. Des organismes comme l'Office public de la langue bretonne, géré par la Région et les cinq départements, travaillent dans ce domaine. Des citoyens et des associations ont fait un travail remarquable de recherche. Tout cela doit être mis en commun.
Aujourd'hui, un collectif pour la sauvegarde des noms de lieux bretons a été lancé avec le soutien de Kevre Breizh. Il appelle à un rassemblement pique-nique festif et solidaire sur la plage de Traezh Beleg à Télgruc, presqu'île de Crozon, le 14 septembre à 12 heures en soutien au travail réalisé par l'association locale EOST (Etudes Ouvertes Sur Telgruc – signifiant “moisson” en breton) et attend d'être reçu par le maire auquel un rendez-vous a été demandé.
Son objectif est de rassembler et de soutenir un peu partout en Bretagne une mobilisation citoyenne pour la reconnaissance et la sauvegarde du patrimoine linguistique, partie de son identité. Ce devrait être un des enjeux des prochaines échéances électorales.

Les fédérations culturelles bretonnes, solidaires des lycéens et collégiens pour le développement des épreuves du bac et du brevet en breton

Lettre ouverte à Monsieur le Recteur d’Académie de Rennes

 

Monsieur le Recteur,

Représentant·e·s de fédérations d’éducation populaire et d’association de parents d'élèves, soucieux de la reconnaissance effective de la diversité des langues et des cultures des territoires de la République, nous apportons notre plein soutien aux 14 lycéennes et lycéens de Diwan qui ont rédigé leur épreuve de mathématiques en breton pour obtenir la validation de leur parcours bilingue et le même droit que leurs homologues basques.

Nous soutenons évidemment de la même manière les collégiens et collégiennes qui ont décidé de passer certaines de leurs épreuves en breton et pour les mêmes raisons.

Vous le savez, l’article L121-3 du code de l’Éducation ouvre la possibilité de passer des épreuves en langues régionales aux examens et donc au baccalauréat et au Brevet national des collèges. La décision vous appartient. La pédagogie bilingue ayant déjà fait la preuve de ses qualités et de son intérêt, le refus d’une meilleure prise en compte aux examens ne pourrait résulter que de positions politiques ou idéologiques d’un autre âge.

Nous ne pouvons hélas que déplorer les retards de l’Éducation nationale par rapport à des principes et à des pratiques normales dans tous les pays avancés du monde tant sur le plan de la pédagogie, qui voit la France reculer au classement mondial d’année en année, que sur le plan du respect des droits fondamentaux de l’homme, particulièrement les droits culturels en référence notamment à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles « rappelant que la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle et réaffirmant le rôle fondamental que joue l’éducation dans la protection et la promotion des expressions culturelles ». La France a pourtant ratifié cette convention en 2005 et l’a de surcroit introduite directement dans sa législation à l’article 103 de la loi NOTRe en 2015.

Nous ne pouvons imaginer que vous donnerez des instructions, comme ce fut le cas l’année dernière, pour que les correcteurs ne notent pas les épreuves rédigées en breton ni que vous les ferez surveiller par des inspecteurs, menaçant de sanctions ceux qui suivraient leur conscience en évaluant équitablement les copies rendues. 

Bien au contraire, conformément à vos déclarations de soutien aux langues régionales qui font partie de notre patrimoine vivant, nous ne doutons pas que vous prendrez les dispositions nécessaires pour garantir que les copies seront évaluées et notées par des correcteurs ayant les compétences nécessaires. Il ne saurait y avoir encore de discrimination par rapport à une langue régionale reconnue à côté du français comme une des langues de la Bretagne, tant par l’État que par le Conseil régional, les collectivités et les bretons eux-mêmes (sondage TMO ouest juillet 2018).

Nos institutions honoreront ainsi l'engagement pris par le Président de la République à Quimper en juin 2018 de traiter avec "un respect attentif" les langues de Bretagne. Au-delà des paroles, il faut des actes !

Dans cette attente, Monsieur le Recteur, nous vous adressons l'expression de notre parfaite considération.

 

Kevre Breizh, Sonerion, Kendalc'h, War 'l Leur, Fédération de Gouren, Gouelioù Breizh, Bretagne Culture Diversité, Div Yezh, Institut Culturel de Bretagne – Skol Uhel ar Vro

 

Dilennadegoù Europa | Élections européennes

Gelver a ra Kevre Breizh da votiñ

evit an demokratelezh ha liested ar sevenadurioù

A bouez tre evit dazont Breizh hag hec'h anaoudegezh eo saverezh Europa, diazezet war bennaennoù a zemokratelezh hag a wirioù denel, war liested ar yezhoù hag ar sevenadurioù, ar re vinorelaet hag all, ha war al liesyezhegezh.

Un dachenn ekonomikel eo ivez, krouet ganti miliadoù a bostoù-labour en treuzdougen war vor, er peskerezh, en douristelezh pe c'hoazh en energiezhioù nevezadus.

Setu perak eo hollbouezus e vo kemeret perzh gant an darn vuiañ eus ar Bretonezed hag ar Vretoned e dilennadegoù ar gannaded e Parlamant Europa. Ar votadegoù-se, dre vouezhiañ a genfeur, a ro tro da zilenn dileuridi en em santer an nesañ outo.


Kuit a emserradur broadel, a zo bet gouzañvet gant pobloù Europa e-kerzh o istor, Kevre Breizh, kenurzhierezh kevredadoù sevenadurel pennañ Breizh, ezel eus Rouedad Europa ingalded ar yezhoù, a bed an dilennerien da ober o dibab hervez an diazezoù-mañ :

- engouestl al listennad evit ar yezhoù hag ar sevenadurioù minorelaet, hag evit an doujañs d'al liested sevenadurel,

- engouestl al listennad evit digreizennañ ar galloud da zivizout betek an tostañ d'ar geodedourien ha d'ar pobloù er jeu en ur zoujañ da bennaenn ar c'housezadelezh : "soñjal dre vras, ober war ar plas",

- engouestl al listennad evit un ekonomiezh diazezet war an diorren denel padus ha kengred, a-gevret gant gwareziñ ar yezhoù hag ar sevenadurioù, kement hag ar vevliesseurted, a-benn delc'her un dazont evit Mab-Den.

 

Kevre Breizh appelle à voter

pour la démocratie et la diversité des cultures


La construction européenne, fondée sur les principes de démocratie et de droits humains, sur la diversité des langues et des cultures, y compris les langues et cultures minorisées et sur le plurilinguisme est fondamentale pour l'avenir de la Bretagne et pour sa reconnaissance.

Elle est aussi un espace économique créateur de milliers d'emplois notamment dans le transport maritime, la pêche, le tourisme, les énergies renouvelables.

C'est pourquoi il est essentiel que le plus grand nombre de Bretonnes et Bretons participent aux élections des députés au Parlement européen. Cette élection à la proportionnelle permet d'élire des représentants dont on se sent le plus proche.

Rejetant toute forme de repli national, dont les peuples européens ont été les victimes au cours de l'histoire, Kevre Breizh, coordination des grandes fédérations culturelles bretonnes, membre du Réseau européen pour l'égalité des langues, invite les électeurs à fonder leurs choix sur les éléments fondamentaux suivants :

- l'engagement de la liste en faveur des langues et cultures minorisées et du respect de la diversité culturelle,

- l'engagement de la liste en faveur de la décentralisation du pouvoir de décision au niveau le plus proche des citoyens et des peuples concernés dans le respect du principe de subsidiarité : "penser globalement, agir localement".

- l'engagement de la liste pour une économie fondée sur le développement humain durable et solidaire qui va de pair avec la préservation des langues et des cultures au même titre que de la biodiversité pour assurer un avenir à l’humanité.

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Lezenn « evit ur skol a fiziañs » ha kelenn divyezhek | Loi « pour une école de la confiance » et enseignement bilingue

 

Kevre Breizh a sav mouezh a-enep politikerezh war-gil Jean Michel Blanquer


Spontet eo Kevre Breizh gant komzoù mezhus a-berzh ministr an Deskadurezh Stad er 21añ kantvet bet dalc’het gant Jean Michel Blanquer diwar-benn ar c’helenn dre soubidigezh, ha dre vras gant nac’hadenn an holl gemmoù-lezenn evit gwellaat diorren ar yezhoù-rannvro bet kinniget e-pad votadeg al lezenn evit ur skol a fiziañs. Lavar gaou toullet eo komz eus an unyezhegezh evel m’en deus graet d’ar 16 a viz Mae pa’z eus eus ar reizhiad-mañ er Frañs abaoe 50 vloaz en Euskadi, ouzhpenn 40 vloaz e Breizh, ganti disoc’hoù mat ken-ha-ken ha stummet enni yaouankizoù divyezhek ha zoken liesyezhek, digor war liested ar yezhoù hag ar sevenadurioù. Graet e vez gant an hentenn-se un tammig e pep lec’h dre ar bed, evit ar galleg hag all e proviñsoù saoznek ar C’hanada.
Ar reizhiad unyezhek an heni eo a chom uhelvennad an Ao. Blanquer eta, en ur vro unyezhek kaeet e-kreizig-kreiz he harzoù.

Ouzhpenn se e teu treut lod ar yezhoù-rannvro gant adreizhadur al lise hag ar vachelouriezh, evel ma’z eo bet lakaet en a-raok gant Max Brisson, daneveller al lezenn er Sened. Lezet e vezont da zibab gant un nebeud arbennikourien hepken war-goust ur c’helenn priziet ha kinniget d’an holl, hag e c’heller e choaz en holl hentadoù evel glad pep heni.

Evit a sell ouzh an treuziad-skol eo bet engouestlet kentañ ministr Édouard Philippe da souten diorren an tri hentad divyezhek (divyezhek publik, divyezhek katolik ha divyezhek kevredigezhel dre soubidigezh Diwan) d’an 8 a viz C’hwevrer 2019 dre sinañ Kevrat an oberezh publik evit Breizh. Sevel a ra Kevre Breizh a-enep diouer ar ministr Jean Michel Blanquer en deus lakaet degemer ur gemmadenn diefed ha diamplet emañ daneveller al lezenn ec’h unan a-enep dezhi, kement hag an holl gevredigezhioù. Gant se e c’houlenn groñs kenurzhierezh sevenadurel kevredigezhioù breizhek Kevre Breizh ma vo lakaet e plas ur wikefre aes a raio tu d’ar familhoù da zibab an hentad kelenn divyezhek par-ouzh-par pe dre soubidigezh, er c’helenn publik evel en heni prevez pe gevredigezhel.

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Kevre Breizh dénonce
la politique régressive de Jean Michel Blanquer


Kevre Breizh est sidéré par les propos indignes d’un ministre de l’Éducation nationale au 21ème siècle tenus par Jean Michel Blanquer sur l’enseignement immersif et plus généralement par le refus de tous les amendements proposés pour améliorer la diffusion des langues régionales lors du vote de la loi sur l’école de la confiance. Parler d’unilinguisme comme il le fait le 16 mai est une énorme contre vérité alors que ce système existe en France depuis 50 ans au Pays Basque, plus de 40 ans en Bretagne et conduit à de très bons résultats et à former des jeunes non seulement bilingues, mais multilingues, ouverts sur la diversité des langues et des cultures. Cette méthode est appliquée un peu partout dans le monde, y compris pour le français dans des provinces anglophones du Canada.
L’idéal de M. Blanquer reste donc le système monolingue dans un pays monolingue retranché derrière ses frontières.

En outre, la réforme du lycée et du bac marginalise les langues régionales, comme l’a souligné Max Brisson, le rapporteur de la loi au Sénat. Elle cantonne les langues régionales au choix de quelques spécialistes au détriment d’un enseignement valorisé et promu auprès de tous et accessible dans tous les cursus en tant que patrimoine individuel et collectif.

Concernant le versement du forfait scolaire le premier ministre Édouard Philippe s’est engagé à soutenir le développement des trois filières bilingues (bilingue publique, bilingue catholique et associative bilingue Diwan en immersion) le 8 février 2019 en signant le Contrat d’action publique pour la Bretagne. Kevre Breizh dénonce la carence du ministre Jean Michel Blanquer qui a fait adopter un amendement inopérant et contre-productif dénoncé par le rapporteur de la loi lui même, et par toutes les associations. Dès lors la confédération des associations culturelles bretonnes Kevre Breizh demande avec la plus grande fermeté la mise en place d’un mécanisme simple permettant aux familles de choisir le système d’enseignement bilingue à parité ou par immersion, dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé et associatif.

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Kevre Breizh en Diviz broadel bras ha Bloavezh Etrebroadel ar Yezhoù Henvroadel 2019 | Kevre Breizh dans le Grand débat national et l'Année Internationale des Langues Autochtones 2019

 

PREZEGENN-GELAOUIÑ

CONFÉRENCE DE PRESSE

 

D'al lun 11 a viz Meuzh eo bet dalc'het e Ti ar Vro Kemper ur brezegenn-gelaouiñ gant Kevre Breizh a-benn reiñ da c'houzout e soñjoù da zegas en Diviz broadel bras da geñver Bloavezh Etrebroadel ar Yezhoù Genidik lakaet e plas gant an UNESCO evit 2019.

Tu zo da lenn an diskleriadenn en he fezh amañ (e galleg).

 

Kevre Breizh a tenu une conférence de presse ce lundi 11 mars à Ti ar Vro Kemper afin de faire savoir les positions que la coordination entend défendre dans le Grand débat national à l'occasion de l'Année Interationale des Langues Autochtones déclarée par l'UNESCO en 2019.

Retrouvez l'intégralité de la déclaration ici.

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